La calvitie
Comprendre ce qu’est un cheveu
Le cheveu se compose d’une tige pilaire et d’une racine. La tige qui se trouve à la surface du cuir chevelu représente la partie visible du cheveu.
La racine qui s’insère obliquement dans le cuir chevelu prend naissance dans le follicule pileux.
Nous possédons environ 150 000 cheveux, chacun issu d’un follicule pileux. Celui-ci est programmé génétiquement pour donner naissance à une vingtaine de cheveux d’une durée de vie moyenne de 4 ans. On peut donc considérer que si notre durée de vie dépassait un jour largement les 100 ans, nous atteindrions la limite du renouvellement de nos cheveux.
Chaque cheveu a un cycle pilaire qui passe obligatoirement par 3 phases :
• une phase de croissance (3 ans),
• une phase de maturité (3 semaines),
• une phase de déclin (3 mois).
Les cycles pilaires des cheveux sont indépendants les uns des autres, ce qui explique que nous ayons toujours une densité de cheveux identique.
Les principales causes de la calvitie
Il existe des causes non spécifiques, communes aux deux sexes :
On distingue les alopécies diffuses et les alopécies localisées. Les alopécie aigues et les alopécies progressives.
Un état de stress, ou certaines maladies, peuvent provoquer une perte de cheveux anormale, non compensée : c’est l’éfluvium télogène. Ce dernier peut durer jusqu’à 6 mois après l’arrêt de la cause déclenchante.
L’ alopecia areata est une forme particulière de perte de cheveux, survenant en plaques qui peuvent être confluentes et dont l’origine est inconnue. Sa fréquence est rare.
Elle peut se voir également dans certains comportements (trichotillomanie).
On perd de façon physiologique 80 cheveux par jour avec 2 pics en automne et printemps. A cette notion topographique on distingue, en termes de temps, 2 types d’alopécies : les aiguës ou « effluvium télogéne aigue » (moins de 3 mois) avec un facteur déclenchant (comme un accouchement, stress, forte fièvre, amaigrissement brutal, etc), tout revenant à la normale en quelques mois (on recherchera cependant un problème thyroïdien ou une carence en fer) et les alopécies chroniques, durant plus de 6 mois. Parmi ces dernières, on différencie celles à topographie diffuse non androgéniques, les causes principales à rechercher étant les carences en fer, les dysthyroïdies, les causes nutritionnelles, l ‘éfluvium télogène chronique… et les alopécies à topographie androgénique, avec un respect d’une bande frontale antérieure et richesse de la zone occipitale mais atteinte du vertex [3]
• L’alopécie androgénique, qui est la plus fréquente est liée à une sensibilité particulière de certains follicules pileux aux hormones mâles. Chaque follicule possède ainsi des récepteurs hormonaux, ceux-ci peuvent être hypersensibles à ces hormones, ce qui a pour conséquence un vieillissement prématuré de la chevelure sur la zone concernée.
A noter : Cette forme de calvitie diffère selon le sexe. Chez l’Homme elle débute sur le front et la tonsure, elle peut être totale. Chez la femme, elle intéresse uniquement la partie supérieure du crane et elle respecte toujours une proportion de cheveux qui ne seront pas touchés (Voir les classifications).
• Les calvities généralisées de survenues brutales, qui sont le plus souvent réversibles. Les causes peuvent être un traitement médicamenteux (chimiothérapie, antibiotiques etc…), une forte fièvre, un stress intense (deuil, examens etc…).
• Les alopécies partielles ou localisées de causes infectieuses, traumatiques (accidents, brulures, radiothérapie) ou même liées à une maladie générale ou encore à la suite d’une grossesse.
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Particularités de la calvitie chez la femme
Un déficit en fer, tel qu’il peut se voir en cas de règles abondantes, peut être responsable d’une perte de cheveux.
Alopécie androgénétique chez la femme avant la ménopause :
L’alopécie androgénétique correspond à une chute progressive et définitive des cheveux. Sa cause en est, en partie, héréditaire. Le rôle des androgènes n’est cependant pas clairement établi, le dosage de ces derniers étant fréquemment normal, même si la présence d’une hyperandrogénie est associée avec une alopécie. L’alopécie est définitive.
L’alopécie après la ménopause
Il s’agit de la plus fréquente cause de la calvitie chez la femme. Elle survient plus souvent, comme son nom l’indique, après la ménopause, car le rôle protecteur des hormones féminines a disparu. Le cheveu devient donc plus fragile, sa durée de vie diminue et une alopécie définitive finit par apparaître.
Sur le plan topographique, la calvitie d’origine androgénique chez la femme est toujours diffuse, respecte toujours une partie du capital capillaire (les zones ne se dégarnissent pas totalement). Elle atteint la partie centrale des cheveux au niveau du sommet du crane.(voir classification de Ludwig).
Classification de Ludwig chez la femme
Classification de Hamilton chez l’homme
Les différents traitements de la calvitie
Il n’existe pas de médicament réellement efficace sur la calvitie.
1- Les médicaments :
• Les dérivés soufrés : Il s’agit surtout de la cystine. Utilisée seule ou en association avec la vitamine B6, elle est souvent le premier traitement proposé par le pharmacien.
• Vitaminothérapie : il s’agit des vitamines B5 (Dexpanthénol), B6 (pyridoxine) et B7 (vitamine H ou biotine). Ces vitamines seraient bénéfiques pour le follicule pileux.
• Le Minoxidil utilisé maintenant depuis 20 ans en applications locales sur le cuir chevelu deux fois par jour ne donne que des résultats aléatoires et surtout non permanents.
• Le Finastéride seul médicament à prendre par voie orale, n’est pas très bien toléré par l’organisme et surtout ne permet pas de résoudre définitivement et totalement le problème.
• Restent les lotions capillaires, l’aromathérapie et autres mésothérapie dont l’effet est loin d’être probant.
2- Les greffes de cheveux : sont actuellement le seul traitement efficace et définitif.
Lors de la transplantation d’un groupe de follicules d’un point à un autre du cuir chevelu, celui-ci conserve la même réceptivité hormonale. Par conséquent, les cheveux de la couronne capillaire peu sensibles aux hormones, peuvent être déplacés sur la zone dégarnie, où ils ne subiront jamais le vieillissement prématuré des cheveux qu’ils viennent remplacer.
La recherche scientifique dans ce domaine tente de découvrir le médicament permettant d’annuler les effets des hormones sur ces récepteurs capillaires.
Le principe des greffes de cheveux repose sur la capacité de repousse perpétuelle du cheveu transplanté.
La transplantation capillaire consiste à prélever des fragments de cuir chevelu au niveau de la couronne et à les réimplanter au niveau des zones dégarnies ou chauves
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